En route vers Ibeguess

Les raisons de la présence de la Mandale en territoire Kaldt

  • Magi 17 5001 DSS
  • Longtemps versée dans la piraterie, la flotte de celui que ses hommes appellent « L’Amiral » et que le monde appelle « Le Rorqual » a été, par le passé, à l’origine de la perte de nombreux marchands et d’un marché d’esclaves florissant, grâce à ses navires nombreux, et ses hommes ardus à la tâche.
  • Il y a de cela quelques années maintenant, et pour la protection d’une lettre de marque, L’Amiral a décidé que la flotte agirait désormais au service de l’Empire. Si un de ses hommes était capturé, il pourrait ainsi exhiber ses lettres, et lui assurer le sort d’un prisonnier de guerre plutôt que la corde réservée aux pirates. L’Empire lui confiât la sécurité de ses bateaux dans les eaux les moins sûres de Kentan et peu nombreux étaient ceux qui osaient affronter l’ancien pirate en pleine mer, tant ses talents de tacticien étaient célèbres. Tenu par sa lettre de marque, il ne pouvait pourtant attaquer que les ennemis de l’Empire, et se devait de respecter les neutres.
  • Mais, des aigles, ne naissent pas les mouettes, et souvent le délai qu’a pu prendre l’annonce d’un traité de paix pour arriver en pleine mer fût mis à profit pour un peu de flibuste. Après tout, ce ne sont pas non plus ses scrupules qui lui firent gagner la loyauté de ses hommes …
  • La mandale est une des frégates les plus rapides de la flotte de l’Amiral, souvent en pointe des assauts et sous le commandement du capitaine Jambe-de-Zyrcon. Sa proue s’orne d’un poing vengeur, dont de nombreuses coques subirent le joug. Et nous sommes partie de son équipage. Par décret Impérial, nous prîmes à bord, il y a quelques 6 mois, un répurgateur du nom de Blackwell. Embarqué au large du port de Granithe, il était convenu de l’amener sain et sauf à travers la mer des pirates jusqu’au port de Rissa, à proximité d’Allyans. Chose fut faite, et bien faite. Le capitaine nous donna l’ordre de le conduire à son point de rendez-vous sous bonne escorte. Le quartier-maître désigna douze d’entre-nous et nous débarquâmes avec le colis.
  • Après une journée et demie de marche, nous le laissâmes à l’entrée de la ville de Cloud, comme il nous le demandait, et reprîmes la route vers notre port d’attache. Arrivés au port, nous n’avons pas retrouvé La Mandale. Chacun de notre côté nous avons fouillé le port, questionné la capitainerie, cherché du matelot dans les bouges des quais, en vain. En quelques heures nous nous étions résolus à cette conclusion : Jambe-de-Zyrcon avait levé l’ancre sans nous.
  • Entre stupeur et rancœur, nous étions bien décidés à savoir pourquoi. Le dernier homme à avoir parlé au capitaine avant notre départ se trouvait à une journée et demie d’ici.